Ouvrages / Books

Prix René Cassin (médaille)
Ce prix biennal est décerné à l’auteur d’un ouvrage juridique de valeur ou à l’auteur d’une action ou d’une œuvre civique méritoire. Attribué à Athanasia Petropoulou pour son ouvrage tiré de sa thèse sous la direction de Mme la Professeure Emmanuelle TOURME-JOUANNET et de M. le Juge à la Cour EDH, Linos-Alexandre SICILIANOS, soutenue à l’Université Paris I, Panthéon-Sorbonne en 2013 :
Liberté et sécurité. Les mesures antiterroristes et la Cour européenne des Droits de l’Homme, Paris (Pedone), 2014.
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Lectures recommandées par Global Justice / Injustice:

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Les droits de l’homme à l’épreuve de la figure de l’étranger de Raphaëlle Nollez-Goldbach, 2015

Tous les êtres humains sont-ils titulaires des droits de l’homme ? «Tout» homme «sans distinction» est-il réellement le bénéficiaire des droits, comme l’affirment les textes juridiques internationaux ? Qui de l’homme, du citoyen ou du national incarne le titulaire des droits ? Cet ouvrage part à la recherche de «l’homme» des droits de l’homme et interroge cette figure abstraite et sa prétention à l’universalité. Cette approche permet d’isoler les paradoxes de la notion de «droits de l’homme». La citoyenneté étant désormais enfermée et dissoute dans la nationalité, le titulaire des droits de l’homme se trouve réduit au national, et le rôle des Etats souverains dans l’attribution des droits s’affirme ainsi primordial. Les catégories du réfugié, de l’apatride, du demandeur d’asile ou du sans-papier, incarnant la figure contemporaine du sans-droit, révèlent les obstacles et les échecs de l’universalisme théorique de l’homme des droits. Un essai critique à la vive et incontestable actualité.

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L’intensification des relations entre peuples, sociétés, nations et Etats entraîne une multiplication des champs de tensions potentiels entre ces mêmes acteurs. Le droit international s’avère être un moyen efficace d’apaisement de ces tensions et la multiplication des cadres régulateurs internationaux est la suite logique de cette intensification des relations internationales.

La Convention de Genève relative au statut des réfugiés répond spécifiquement aux tensions suscitées par les déplacements transfrontières de populations craignant d’être persécutées en cas de retour dans l’Etat d’origine. Dans sa version issue du Protocole de New York relatif au statut des réfugiés, la Convention constitue le seul cadre normatif à portée universelle traitant de ces déplacements humains forcés, mais des efforts régulateurs apparaissent également à l’échelle régionale. L’application aux cas d’espèce des normes régionales soulève la question de l’articulation entre divers ordres juridiques, lorsque plusieurs cadres normatifs ont vocation à régir une situation donnée.

La recherche de réponses aux conflits de normes et aux divergences d’interprétations donne accès à un vaste champ de thématiques intéressant l’internationaliste. De plus, si l’on choisit une perspective européenne, la situation du réfugié est régie par une variété d’ordres juridiques, partiellement superposés et dotés de mécanismes de contrôle variés. Cela conduit à s’interroger sur l’interaction très mouvementée entre ordres juridiques nationaux, régionaux et universel, l’harmonisation des normes et finalement la cohérence de l’ensemble.

Le présent ouvrage poursuit ainsi principalement deux objectifs. Le premier – l’objectif principal – est axé sur le droit des réfugiés en particulier et vise à démontrer l’évolution de la notion de réfugié. Le second s’inscrit dans le cadre de l’étude du droit international général et démontre que le droit des réfugiés constitue un exemple particulièrement intéressant de création normative dans l’ordre international, création, pas toujours initiée par les Etats mais par ailleurs extrêmement efficace.

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